jeudi 27 février 2014

Pragmatique




La sensibilité: ce jeu de sauter
entre les tombeaux métaphoriques
des poètes sans âme.

La poésie: ce jeu de figures anamorphiques
qui se désarment pour paraître dans n’importe quelle pub.

La profondeur: cet abime illuminé
avec des petites lampes de Noël.

La fatalité: ce souvenir clignotant
de peut-être le petit matin.

Les arguments triomphent.



Mónica VOLONTERI (1964). Poète, romancière et enseignante argentine née à Comallo, dans la Patagonie. Elle vit à Saint-Domingue depuis 1993, ayant obtenu, en 2010, la nationalité dominicaine. Comme poète, elle a publié Máximo Gómez bajando (En descendant la Máximo Gómez. Editorial Isla Negra, Porto Rico, 2006), dont fait partie le poème traduit ci-dessus. Son roman Sandro (una historia clínica) (Sandro (une histoire clinique) Editorial Isla Negra, Porto Rico, 2004) et les contes de son livre Historias del mosquito fisgón (Histoires du moustique voyeur. Saint-Domingue: Ediciones Bangó, 1993) sont d’autres titres appartenant à sa production publiée.