jeudi 4 août 2011

Purple Haze



Pourpre, brillant, le mur s’étend et se détend. Les spirales du son apparaissent, disparaissent. Tu montes et descends. Tu halètes et flottes encore dans ce miasme chaud. Tu te regardes et ne te regardes pas. Jaune infini pleut à verse et le ciel pourpre se tourne vers toi sinueux et attirant. Il t’attrape. Il te lâche. Tu t’accroches à lui avec toute la force qui bat dans tes sens. Tu t’envoles en remontant loin et proche de l’insaisissable. Il n’y a pas de mer ni de soleil, rien que des constellations de va-et-vient, des eaux qui se combinent et se confondent dans les eaux du désir et le mur. Le mur s’incline, il vient vers toi s’empourprant à force d’être bleu dans ses houles les plus calmes et elle, elle s’accroche à toi pour recommencer à nouveau, et encore une fois des milliers de va-et-vient. La boîte n’a pas de bords, ni d’angles, ni de côtés. Elle a la même taille que le néant.


René RODRÍGUEZ SORIANO (1950). Né à Constanza, République Dominicaine. Poète, narrateur, éditeur et animateur culturel. Il réside aux EE.UU. où il dirige le magazine virtuel http://mediaisla.net/revista/ Ses débuts comme poète datent de la décennie de 1970. Le poème ci-dessus est tiré de son livre de 1981 Raíces con dos comienzos y un final (Des racines avec deux commencements et une fin).