jeudi 4 août 2011

Lynxerie





« Ô lynx, mon amour, mon amour lynx »
Pound

Lire ce phénomène est déjà moule du brouillard. Il apparaît déplacé à une région difficile. Or il arrive que la pensée (qui s’en va comme un torrent) s’implique pour transformer l’écart en différence. Il tire toujours de l’amorphe l’ancienne perception, de sorte que l’absurde esquisse des symétries. Elle se préserve tellement lucide dans la courbe de la cornée qui semble se reposer (mais à vrai dire elle se montre) au moyen de l’argument qui exprime ses constantes, sous le statut torride de l’audace. Je peins son profil en le fixant à une déviation et (dans cette unique hypothèse) je l’actualise.

Le texte en espagnol est disponible ici: http://churrunguistunguis.blogspot.com/2009/03/poema-de-leon-felix-batista-r.html

Léon Félix BATISTA (1964). Poète prolifique et extraordinaire, d’une ligne d’écriture érotique très personnelle, par le biais de laquelle il a établi des liens intéressants avec le courant neo-baroque qui semble dominer sur la poésie latino-américaine contemporaine. Il a publié plusieurs livres dont El oscuro semejante (L'obscur semblant, 1989), Negro eterno (Noir éternel, 1997), Vicio (Vice, 1999). Ses premiers livres ont été réunis sous le titre Se borra si es leído - Poesía 1989/1999 (Ça s'efface si on le lit - Poésie 1989/1999, 2000).